Camarades, amis, chers compatriotes et maîtresses d’un soir, je ne vous parlerai point, comme le titre peut le laisser supposer, du roman inachevé posthume d’Henri Beyle.
Si d’aventure, Ô très respecté lecteur, tu voulais trouver un lien entre cet article et le monument susnommé, celui-ci résidera dans le traitement de manière glaciale d’un sujet d’une vacuité à toute épreuve. (encore que je sois un peu dur, la de Wanghel n’est pas si vaine que cela…)
Non, ces lignes auront pour simple but d’exprimer l’écoeurement que j’ai eu la semaine passée, à lire les tractations, les jeux de pied et les grimaces que s’échangeaient écologistes et socialistes pour… simplement pour se partager un gâteau qu’on ne leur a toujours pas offert.
Certes, me fera-t-on remarquer à très juste titre, mieux vaut travailler avec ses partenaires par avance plutôt que de conclure un accord qui naîtra dans la douleur et frustrera chacune des deux forces en place. Sur le principe, je suis entièrement d’accord et l’on pourrait donc me trouver injuste.
« Sauf que ».
Sauf qu’un parti ayant recueilli 1,57% des voix à la précédente présidentielle (2,88% si l’on ajoute le score du moustachu anti-OGM) n’a pas à se permettre de lancer un ultimatum à un parti dit « ami ». Il faut tout de même avoir le sens du ridicule. On peut aussi retrouver les 2,73% obtenus au second tour des cantonales de 2011. Cela laisse rêveur.
Sauf que l’on ne fait pas porter la défaite de la gauche entière sur un seul parti, mais l’on prend ses responsabilités de dirigeant politique et l’on va discuter. On ne lance pas d’ultimatum. On n’impose pas ses exigences.
Mais cela demanderait, nous sommes d’accord, un peu de conscience politique, à savoir – naïf que je suis, moi qui y crois encore – des concessions. Pas des compromissions, non. Des concessions. Mais EELV, parti immature s’il en est, en est incapable. L’on en reste donc au niveau de la classe maternelle à jouer à celui qui saura faire plier. Dans le langage courant, on appelle cela du chantage.
Parfois du racket.
L’on peut ajouter, de plus, que vouloir imposer ses vues à un parti en vue d’un accord est profondément méprisant pour les militants qui ont voté le projet qui sera mis en place en cas de victoire en 2012. Les militants du PS seraient-ils à ce point stupides pour que l’on juge normal de modifier un texte adopté par l’ensemble des militants d’un parti ?
Visiblement.
Et visiblement, la « tête » du parti le considère aussi. Mais bon, ne nous plaignons pas, nous savions pertinemment n’être que des petites mains, celles qui distribuent des tracts aux sorties de métro les sombres matins d’hiver alors que les cerveaux dorment du sommeil du juste. (je m’aigris sur la fin de mes jeunes années et il est tard)
Il est odieux que notre parti ait accepté les parachutages – oui, je n’ai pas peur des mots, je vais me faire haïr, mais, voyez-vous, je m’en fous – dont notamment celui de la chef des écolos, alors que, paraissait-il, les candidats aux législatives n’étaient pas à l’ordre du jour dans les négociations. Le plus effarant étant encore de voir que, même en cas de défaite, des sièges sont sauvés pour nos amis les petits hommes verts.
Il est surprenant, pour ne pas dire odieux, de voir le tournant qu’ont d’ailleurs pris les discussions dans la capitale où Martine Aubry a, permettez-moi de le dire d’autant plsu que cela m’est douloureux, mal joué et s’est plantée en beauté. Je ne saurai que soutenir Anne Hidalgo dans sa réaction. Il en va de même à Lyon, je ne suis pas fervent admirateur de Gérard Collomb et, bien évidemment, il ne s’agit pas, contrairement à Paris, de mettre les pieds dans de confortables charentaises bien chaudes, mais il s’agit tout de même de soutenir une personne qui a su montrer son opposition fréquente à la majorité avec laquelle (et grâce à laquelle) il a su être élu. Nous passerons sur la cohérence… et sur le fait que le PS n’en retire rien.
Je ne reviendrai pas sur les prises de becs stupides, inutiles et puériles sur le nucléaire, il y a un moment où il faut savoir ouvrir ses yeux et réfléchir. On peut parfaitement n’être ni pour, ni contre ce dernier, d’ailleurs. Je ne m’éterniserai donc pas dessus, sinon pour dire que la question de la sécurité de cette filière est un faux problème, profondément démagogue et, de facto, fallacieux. Voire dangereux.
Je vais enfin conclure cette petite diatribe excitée et profondément blasée en me posant la question suivante :
Pourquoi, mes aïeux, pourquoi donc ne cherchons-nous pas, plutôt que de nous tourner vers ce parti infantilisant qu’est EELV et après lesquels nous courrons systématiquement, comme les idiots du village, ne nous tournons-nous pas vers nos alliés historiques, vers nos voisins idéologiques, vers nos camarades du PG et du PCF ?
Ce ne serait que faire honneur au socialisme.
En cadeau pour avoir réussi à lire jusqu’ici, (et Dieu sait si c’était décousu) une petite vidéo que, si Hollande reste sur sa lancée et refuse d’arrêter l’EPR, l’on souhaiterait réalité. (ou n’est-ce que moi ?)





Ouais, un billet ou je suis pas d’accord, avec plein de vrais bons gros morceaux de mauvaise foi réjouissante dedans
Alors, pour le facile, les cantonales :
Sur les cantonales, et en l’absence d’accord, les Verts réalisent non pas 2,73 % mais bien 8,22 – soit un tiers du score des socialistes.
Le scrutin uninominal majoritaire favorisant de façon éhontée le bipartisme, EELV était certes rarement présent au second tour (ce qui explique ce 2,73%).
Au total, et s’il s’agit de parler de représentativité, 2,3 Millions d’électeurs PS se traduisent par 820 conseillers généraux, soit un élu PS pour 2800 votants.
Du côté d’EELV, 750 000 électeurs débouchent sur 27 élus, 750/27, soit un élu pour 28000 votants.
Pour le FdG, on est à un élu pour 6000 votants
Le système électoral fait que l’électeur EELV est dix fois moins bien représenté que l’électeur socialiste.
Ce qui répond à ton objection sur la non-représentativité des Verts, et à ta conclusion : le PS privilégie déjà, nettement, le PCF à EELV quand il s’agit de conclure des accords.
Et un tenant d’Arnaud Montebourg ne saurait, non plus, être insensible
(oups)
Insensible, disais-je, à ce déséquilibre institutionnel et à la lutte contre les dérives électoralistes.
Avec cinq fois plus de voix, les Verts ont élu deux fois moins de conseillers généraux que le PRG.
Indépendamment de ce que l’on pense de la ligne politique des Verts, ou même de la manière, disons, agressive, dont ils pratiquent la participation aux exécutifs, cette question là est quand même difficile à évacuer d’un revers de main.
Après, faut-il faire un accord, et l’accord est-il « trop coûteux » ?
Encore une fois, si on regarde les chiffres, on leur propose 60 circonscriptions, dont la moitié environ de gagnable, soit 10% du nombre d’élus de gauche qu’on espère voir à l’assemblée…
Pour un parti, qui, rappelons le, pèse 20 à 25% de l’électorat de gauche.
J’ai pas précisément l’impression que les socialistes se fassent dévaliser au coin d’un bois…
Et j’ajouterais même qu’il me parait plus sain de discuter avec eux et de ne pas présenter de candidats face à eux dans une trentaine de circonscriptions que de les voir… gagner, contre nous, ces circonscriptions.
Entièrement d’accord, j’avais donc bien précisé « 2,73% au deuxième tour » (quoique j’aurais dû dire « second », plus exact, mais passons outre les questions grammairiennes !)
Certes, on peut prendre cela pour de la mauvaise foi…
Quant à la représentativité d’EELV, on la verra vraiment en avril prochain. Lors des cantonales, même s’ils représentaient 8% d’électeurs, cela représente un déclin depuis 2009 et les européennes (où ils avaient fait un score équivalent à celui du PS, à 0,2% près – 16,28% pour mémoire). Sachant qu’à ces deux élections, l’abstention était respectivement de 55% et de 60%… Cet argument n’a d’autre but que de s’interroger sur la question suivante : « EELV, un parti de mode ? » comme l’a été le Modem en son temps, après l’élection de 2007.
Tout ça pour dire que son poids dans l’électorat de gauche est discutable.
Mais franchement, on s’en contrefout un peu, de ça.
L’important est là : qu’un parti dise vouloir imposer ses vues à un autre, impose un ultimatum (pour reprendre les termes employés) alors qu’il n’est pas en position de force – soyons honnêtes. Ainsi, discuter, oui, mille fois oui ! Ai-je dit le contraire ? Je me suis, tout au plus, interrogé sur l’intérêt de le faire dès à présent (mais pourquoi pas). Non, ce que je critique, et il me semblait avoir été clair (apparemment pas, au moins je clarifie ici) c’est un comportement méprisant, hautain (on l’a revu aujourd’hui avec Eva Joly dans le Monde) et immature.
C’est cela, justement, que je critique, Cette « agressivité » dont tu parles. Et ce refus du compromis. (d’où mon qualificatif « immature »)
Je ne parlerai pas de leur programme, il y a des choses à dire. (il y a du bon, dedans, si, si, mais il y a aussi du mauvais)
Ainsi, tu as eu raison de faire remarquer que l’argument des cantonales était faible (et un peu de mauvaise foi, mais tu me connais
) dont j’aurais pu me passer. Certes. Il n’empêche qu’en l’envant, ça ne change rien au fond, à savoir user de méthodes pour le moins surprenantes…
Mais EELV n’impose rien, ils disent à quelles conditions ils sont prêts à passer un accord ; l’union est un combat, et ce que je trouve toujours amusant est qu’on ne s’interroge pas beaucoup, au PS, sur les renoncements que EELV peut, lui aussi, avoir eu à faire pour parvenir à cet accord.
A vue de nez, comme ça, au doigt mouillé, on reste dans la situation traditionnelle, où le parti dominant est celui qui cède le moins de choses – et qui trouve encore que c’est trop
Sans vouloir être désagréable (vilain tic) tu joues sur les mots.
Et c’est là où je diverge, je ne pense pas que l’union soit un combat. En revanche, tu as raison sur un point, EELV, ou plutôt Cécile Duflot a torpillé sa candidate Eva Joly. Mais c’était couru d’avance.
En ayant relu le billet, il me semble pourtant avoir bien précisé que les méthodes m’enchantaient peu, le résultat vaut ce qu’il vaut, personne n’en est ressorti grandi. Peut-être parce que, justement, la manière de faire n’a pas été des plus diplomatiques.
Tu nous a habitué à mieux qu’à aboyer avec la meute, Laurent…
Evidemment, si l’on regarde circonscription par circonscription, il y aura toujours des décus et des sacrifiés qui trouveront de bonnes raisons de penser que leur situation est injuste. Mais la responsabilité, comme tu l’appelles, ce n’est pas de satisfaire toutes les ambitions individuelles, ce qui serait impossible avec en gros 300 circos gagnables…
La seule vraie question, c’est voulons-nous oui ou non un accord, ce qui conditionne les contours de notre futur (?) gouvernement. On a le droit de le refuser et de laisser les écologistes en dehors de cette hypothétique majorité ; on pourrait d’ailleurs le faire tout aussi bien avec les communistes, ou le PRG qui n’existe que sous perfusion électorale, comme on l’a d’ailleurs fait pour le PG que l’on a éliminé du Sénat avec l’appui de leurs alliés communistes…
Mais l’on peut aussi, et ca a été le choix du PS, considérer qu’EELV a sa place au gouvernement pour garantir un socle électoral plus large, compter sur de meilleurs reports à la présidentielle, et faire élire davantage de députés. On a payé pour voir qu’en l’absence d’accord, ils étaient désormais en situation de se maintenir au second tour dans un certain nombre de territoires, notamment les centres urbains et l’ouest, de les faire basculer ou de les faire perdre à la gauche…Si l’on tient compte de la participation attendue à des législatives, les triangulaires ne sont pas qu’une vue de l’esprit.
Rien ne m’énerve plus aujourd’hui que de constater que ceux qui contestaient leur choix de se maintenir l’an dernier sont souvent les mêmes qui contestent aujourd’hui un accord qui vise précisément à fixer les regles du jeu pour faire perdre la droite.
La seule vraie revendication d’EELV pour signer cet accord était la garantie de pouvoir former un groupe, soit 11 députés de plus sur les presque 70 que l’on doit obtenir pour etre majoritaires, et probablement entre 20 et 25 si la gauche progresse de 100 sièges. Je ne pense pas que nous y perdions.
Au delà, il faudra m’expliquer en quoi être responsable quand on est le PS c’est de ne pas changer une virgule au projet, et quand on est EELV c’est d’accepter des concessions… Si l’on entend gouverner ensemble, il est légitime de définir ensemble sur quelle ligne… Après, ben oui on aurait pu tout aussi bien négocier avec le FdG, mais je te rappelle le veto de leur candidat à la presidentielle qui dit refuser toute participation à un gouvernement s’il n’est pas président…
Mais où as-tu vu que j’étais opposé à passer un (voire DES) accord(s) avec les partis amis ? Ce qui m’a choqué est le comportement hautain (et bis repetita…) des dirigeants d’EELV. Non seulement cette inflexibilité m’a outré – on le serait à moins, je ne crois qu’en le débat et la discussion (et deux ou trois autres choses, aussi
) – mais aussi le comportement de NOS PROPRES dirigeants, prêts à tout – telle est mon impression – pour obtenir un « oui » murmuré du bout des lèvres. Nous n’avons pas à être les idiots du village, nous pouvons aussi affirmer nos principes sans nous laisser imposer des exigences quelconques. Jusqu’ici, rien de bien violent, je pense. Hollande a plutôt bien tenu sa stature du « je ne reviendrai pas sur l’EPR » (par exemple, mais je ne te cacherais pas que je m’en suis réjoui) mais, il faut le remarquer, ces discussions ont fait resurgir les divisions du parti. (A Paris, à Lyon, pour ne citer que ces cas-ci)
Je pense sincèrement que c’est juste temporaire – il n’y a pas de raison – mais il n’y a pas de raison non plus de masquer hypocritement son mécontentement.
Le projet a été avalisé par les militants. Le moins qui puisse être fait serait de les (nous ?) consulter de nouveau pour savoir si nous acceptons ou non les prérogatives des verts. Idem de leur côté. (dans le cas idéal, après, cela les regarde) Ai-je dit qu’EELV devait faire TOUTES les concessions ? Non. Chacun doit y mettre du sien. Ce n’est pas vraiment ce qui est apparu, là.
Nous sommes sortis grandis de la primaire, l’image qui a été renvoyée là est pour le moins troublante.
Enfin, si Méluche refuse de participer à un gouvernement s’il n’est pas président, grand bien lui fasse ! Cela n’empêche pas d’aller discuter, si ? Le FdG ne se limite pas qu’à lui… et il n’est pas non plus seul à décider.
Désolé, donc, de te donner l’impression d’aboyer avec la meute (quoiqu’étant passablement bègue par moments, ce serait assez drôle !
) mais je pense qu’il faut savoir exprimer sa désapprobation et sa colère (juste, ne l’oublions pas !) dans des cas pareils, afin de pouvoir, justement, tout remettre à plat. Un accord conclu en serrant les dents ne mènerait à rien de bon… (c’est du moins mon impression)
on leur a donné les 80 circos demandées ? non. On sort du nucléaire ? non. on abandonne l’EPR (ce qui serait la moindre des choses mais c’est pas le sujet…) ? non. Qui est inflexible ? On a l’accord à nos conditions, ils ont une candidate qui ne peut même plus porter sa ligne…
C’est bien pour ca que le FdG ne veut pas discuter avant les presidentielles. Meluche ne veut pas dire le contraire de ce qu’il aura négocié, il viendra à la soupe après en faisant le pari de peser assez au premier tour. Les verts ne prennent pas ce risque et preferent se lier les mains avant. On devrait s’en féliciter au lieu de s’attacher à tel ou tel détail qui fâche les barons…
Si tu savais ce que je m’en tamponne, des barons…
Quand je parlais de l’inflexibilité, je parlais de ça : http://www.2424actu.fr/actualite-politique/epr-pour-eva-joly-l-intransigeance-est-du-cote-du-ps-3195510+3189155/#read-3189155
Commencer des négociations ainsi n’est pas du plus bel acabit. Si l’on ajoute à cela le fait de faire porter la défaite de la gauche au PS comme Duflot l’a fait il y a deux ou trois semaines, laissant entendre qu’il n’y avait d’autre alternative que de se tourner vers EELV (ce qui a donné le fameux « ultimatum » repris par tous les journaux) il y a de quoi trouver cela agaçant. C’est ce que j’exprime (certes, de manière moins posée) et ce qui motive mes critiques à l’égard des façons de faire du parti.
Et je ne suis pas d’accord avec toi sur l’EPR, voire pas du tout.
Enfin, qu’ils n’aient pas eus toutes les 80 circo demandées, il n’y a rien de choquant. Le désaccord sur le nucléaire a été acté dans le CR – alors que les dirigeants EELV se disaient inconciliables si cela était le cas. Donc, non, ils n’y ont pas perdu. Et, encore une fois, je parlais de la manière d’avoir mené le débat, pas tant du résultat lui-même (et il y aurait pourtant à dire)
Je ne te comprais pas à Sarkozy mais je déteste les politiques qui méprisent leurs futurs partenaires comme c’est le cas aujourd’hui sur Lyon. Je ne parlerais pas de Paris car je ne sais pas ce qu’il s’y passe. Pour Le territoire qui nous concerne j’estime que Meirieu a autant de légitimité que Braillard si ce n’est plus. Je te rappellle que le score du prg sur le Rhône était de 0,5% aux primaires…Et l’argument phare des pro Braillard de dire que sur la région le groupe vert vote contre les projets du ps ne regarde que la région et son président. On constate depuis longtemps que tout ce qui peut nuire à notre cher Maire est écarté ou éradiqué du paysage politique lyonnais. Et c’est insupportable à la longue de voir ce paysage politique lyonnais, morne, sans engagement de gauche, gestionnaire, lâche…bref chiant ! J’aimerai avoir un maire et son équipe qui s’indignent sur la politique du gouvernement, qui prennent des positions sur les roms, qui s’engagent sur les problématiques de logement, etc…Mais non, on s’indigne parce qu’ un ami ne pourra pas avoir sa place au soleil…On s’indigne d’un accord qui se négocie depuis un an, quelle surprise! Alors préfère-t-on soutenir des alliés de gauche indispensable à la victoire ou un maire qui était prêt à endosser un costume de ministre sous le gouvernement Sarkozy? Ne te trompe pas de gauche toi qui est prêt à tendre la main au communiste…
Pour la comparaison, pas de mal, je plaisantais :p (oui, j’ai un humour douteux)
Je suis d’accord, ceux qui râlent pour garder leur place m’exaspèrent tout autant. Là encore, ici, je n’exprimais qu’un ras-le-bol issu de discussions que j’ai trouvées fort peu amicales ! Un paradoxe, donc, puisque l’on disait vouloir discuter entre partis amis…
Encore une fois, faire des alliances, oui, au contraire ! Mais comme il me semble l’avoir dit dans un commentaire plus haut, il ne faut pas que celle-ci mène à une frustration d’un côté comme de l’autre.
En revanche, j’avoue ne pas comprendre votre dernière phrase. Je me suis toujours senti proche de nos camarades du PCF et même du PG (même si Méluch me les brise, parfois) il me semble normal d’aller les voir. Je ne parle pas de LO-LCR ou PT, attention.
Ma dernière phrase est liée la question qui la précède tout simplement.
Bien bien bien, me vouala.
Bon, plusieurs choses, je te balance ça en vrac:
- visiblement, le vrai problème, que ce soit PS, EELV ou les autres partis de gauche, c’est que chaque parti tient à défendre son bifteck en oubliant l’essentiel: faire DU politique et non DE LA politique. donc, de s’unir pour le bien commun (traduction: virer Sarko en 2012 pour construire quelque chose de meilleur pour le peuple). Mais chacun, encore et toujours est campé sur ses positions, comme tu le soulignes bien avec l’ultimatum sans concession d’Eva Joly. De même, une coalition avec la gauche plus gauche, tels que PRG ou PC ne me semble pas envisageable non plus, car ces partis-là non plus ne feront pas de concession. Pour eux, le PS, c’est déjà la droite. Par conséquent, il n’y aura pas d’union possible de la gauche si chacun pense à sa gueule plutôt qu’au bien de tous. Et par extension, c’est une chose que l’on constate en politique de manière générale, les principales motivations d’une candidature pour 2012 sont moins altruistes que purement personnelles.
- Sinon, compte tenu de certains commentaires, je suis particulièrement fascinée de constater avec quelle ferveur chacun défend son parti et considère un point de vue différent comme une sorte de mauvaise foi. Bien sûr, c’est un point de vue, c’est purement subjectif, te connaissant, ce texte a quand même été pas mal motivés par tes convictions politiques. Cependant, si les militants de chaque parti de gauche pouvaient déjà commencer à faire l’effort de comprendre le pourquoi du comment de cet article, qui pourrait amener à des discussions CONSTRUCTIVES (pinailler sur des chiffres, bon hein, comment savoir la véracité de ceux-ci, des fois qu’ils ne soient pas trafiqués au-dessus de nos têtes), ce serait déjà un grand pas en avant pour l’union de la gauche. Parce que, dans le fond, si vous êtes militants ou sympathisants, vous avez un pouvoir loin d’être négligeable, alors si en bas de l’échelle, une unité se construit, peut-être qu’au-dessus, ils en prendront de la graine, non ? En revanche, si vous attendez une union politique avant de faire une union ds militants, dans ce cas, vous pouvez toujours attendre jusqu’aux calendes grecques. Sinon, quel intérêt de militer si c’est n’être que le larbin de vos élus.
Sur ce, je retourne vaquer à mes occupations.
Que EELV soit infantile c’est parfois vrai. Parès moi j’aime plutot leurs problématiques.Mais le comportement de Joly aujourd’hui m’incite à penser que au bout d’un moment va falloir qu’ils se comptent seuls.
Le comportement de Joly a surtout permis d’assister à un beau recadrage, qui montre que tout n’est pas perdu au royaume d’EELV – et que ce parti reste si bordélique qu’à côté d’eux le PS est discipliné
Tiens, un article de Libé, d’aujourd’hui :
« Ils cumulent les handicaps: un système électoral défavorable, une conjoncture qui porte sur les thèmes sociaux et économiques qui ne sont pas les points forts des Verts, et un parti qui a du mal à trouver sa place dans l’échiquier politique. Mais ce qui est plus grave, c’est la grande faiblesse programmatique des Verts français car EE-LV reste un parti très faible intellectuellement. » (Yves Sintomer)
L’article : http://www.liberation.fr/c/01012373560-c