Le lundi, premier jour de la semaine, on prolongerai bien un peu le WE, ceci étant impossible, je me contente de vider mon sac et de vous livrer mes humeurs.
Je comptais écrire ce billet samedi, me disant que je n’en aurai pas le temps lundi, ce qui fut le cas, nous sommes donc mardi et j’en suis toujours à l’humeur du lundi. Vous avez suivi? Samedi, je vous aurai parlé de valeurs de gauche et de partage. Mais comment pourrais-je ne pas vous raconter le meeting de dimanche?
Je ne vous ferai pas de résumé du discours, vous trouverez tout ce qu’il faut sur la toile, et la vidéo en fin d’article. Un billet d’humeur n’est pas fait pour ça, je vais donc vous livrer mes impressions.
D’abord, le pourquoi. Pourquoi tant de militants traversent la France pour aller écouter un discours qu’on aurait pu regarder confortablement installés sur le canapé? En ce qui me concerne, les raisons tiennent en un mot : le shoot. Je m’explique avant que vous ne me preniez pour une toxico.
Une campagne, c’est long, très long pour celle-ci. Certes, il reste moins de 100 jours, mais ça fait encore des dizaines de marchés, tractages, boîtages et de portes à portes. Et il va nous falloir enchaîner sur les législatives pour tenir jusqu’en juin. Alors, un meeting, c’est comme un bon coup de pédale, qui en entraîne d’autres, et qui relance la machine jusqu’au prochain.
Et puis, soyons honnêtes, faire campagne dans le 6è, ce n’est pas toujours évident.Il nous reste beaucoup de monde à convaincre que le changement c’est maintenant, et qu’il est temps de tordre le coup à cette tradition de l’arrondissement de droite. Sentir la ferveur du candidat, son engagement pour la France, c’est en recevoir un peu, et le retransmettre à nos voisins, amis et concitoyens.
Et enfin, il y a le comment, ou plutôt, le avec qui. Même si tout le monde n’a pu être présent, un meeting c’est un immense rassemblement d’une grande famille, celle des socialistes et de la gauche. Sentir que l’on est pas seul dans son coin à se battre mais que nous sommes des dizaines de milliers à le vouloir ce changement. Il y a aussi les rencontres, de ceux qu’on avait vaguement croisés avec qui on a tout le temps de discuter et de ceux qu’on a jamais vus et qu’on ne reverra pas mais avec qui on échange un sourire et tant d’espoir. Je n’oublie pas non plus, tout les sms reçus avant, pendant et après, des amis et de la famille, eux aussi avec nous quelque part, et tous les tweets reçus pendant que j’essayais désespérément d’avoir du réseau. Merci à tous, de François Hollande à mon voisin, et surtout à tous les organisateurs, et même à ma collègue qui m’a accueilli hier en me disant « Il m’a convaincu, je voterai François Hollande ».
Je rentre avec des acouphènes et un bon mal de dos, mais reboostée, redynamisée, prête à aller à la rencontre de chacun de mes concitoyens pour vous convaincre qu’il nous faut cette France d’égalité dont a parlé François Hollande et que, définitivement
Le changement c’est maintenant
François Hollande pose l’égalité et la justice… par LCP
Crédit photo : Keven Cakir-Joubert
